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Lettre ouverte à la revue Le Point

Lettre ouverte à Monsieur Romain Gubert,
Rédacteur en chef du service Monde de la revue Le Point.

Nous avons lu avec beaucoup d’intérêt les 5 pages de votre article sur Beslan dans votre numéro 2318 du 9 février 2017.

Votre envoyé spécial Marc Nexon est un journaliste talentueux, il a réalisé un important travail de recherches, dans un milieu fermé par les ressentiments et le désespoir, mais ses descriptions d’un assaut ne sont pas conformes à la réalité des faits.

Nous vous demandons de publier les propos du docteur Rochal , le négociateur de Beslan. Cette publication confortera l’authenticité de vos publications.

Les dimensions exceptionnelles de la prise d’otages de 1125 personnes, dans une petite république du nord Caucase, en font l’attentat terroriste le plus important du début du 21e siècle. Il est vrai que la prise d’otages des enfants de Beslan s’est déroulée dans un grand désordre, du à la surprise de toutes les autorités confrontées à des événements exceptionnels et de très grandes dimensions.

Rappelez-vous la catastrophe et le grand désordre de Katarina à la Nouvelle Orléans aux Etats Unis, un pays plus structuré que l’Ossétie!
Rappelez vous le désordre du sauvetage des victimes du 9/11 aux Etats Unis.

Vous parlez d’ "un assaut chaotique ordonné par le kremlin". C’ est faux , il n’ y a pas eu d’assaut organisé. Vous parlez des femmes qui affichent des T-shirts “Poutine bourreau". Dans tous les pays démocratiques les opinions extrémistes peuvent s’exprimer; elles exploitent ce chaos pour exprimer leurs opinion politiques.

En reprenant ces propos vous participez à une campagne qui vise à culpabiliser les victimes pour tenter d’innocenter les coupables!

Les responsables ossètes et le président avaient leurs enfants dans cette école et redoutaient des provocations.
Pendant les 3 jours de la prise d’otages, ils ont formellement interdit tout coup de feu.
Les négociations du docteur Rochal ont été permanentes.

A Beslan il n’y a pas eu d’assaut organisé. Après la surprise de l’explosion des bombes des terroristes le 3 septembre à 13 heures, les forces de sécurité ont tenté de sauver les enfants éjectés par les bombes. Dix soldats sont morts, sans gilet pare-balles, certains frappés dans le dos en ramenant des enfants.

Si des moyens lourds, des chars, sont intervenus, c’est 4 heures après les explosions et pour éliminer les derniers kamikazes sans nouvelles pertes humaines.

Par nos enquêtes parmi les victimes, les enfants de Beslan,
Par nos rencontres avec les journalistes ossètes et les membres de la municipalité de Beslan,
Par notre rencontre avec un grand témoin, le docteur Rochas, nous avons acquis une expertise fiable de cet événement.

Face à la radicalisation du terrorisme, nous apportons notre soutien aux enfants victimes des terroristes et nous transformons ces enfants en Ambassadeurs de la Paix dans notre grande Europe.

Prenez connaissance de la conférence du docteur Rochal, négociateur avec les terroristes, et publiez son article. Vos lecteurs seront mieux informés sur ce drame et vous rétablirez l’objectivité de votre journal.

Visitez nos sites : www.solidarite-enfantsdebeslan.fr et www.lesarchivesdebeslan.fr. Nous restons à votre disposition pour toute information ou rendez vous. Nous vous remercions de votre attention et vous adressons nos cordiales salutations.

Henri Paul Falavigna
President de l’association Solidarité enfants de Beslan 
Association humanitaire créée en 2004 pour répondre en urgence aux appels de la Croix Rouge Internationale à Genève.

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